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Les engagements de la protection civile dans la lutte contre la pandémie de COVID-19

14.12.2021 | Communication OFPP

Sous-directeur Christoph Flury, OFPP

Mesdames, Messieurs,

Comme vous le savez, le Conseil fédéral a décidé la semaine dernière, pour faire face à ce qui est devenu la cinquième vague de COVID-19, non seulement de mettre sur pied un nouveau service d’appui de l’armée, mais aussi de convoquer pour la troisième fois la protection civile au plan national. La protection civile est donc à nouveau prête, avec l’armée, à soutenir le système de santé, là où c’est nécessaire, afin de briser et de maîtriser le plus rapidement possible cette nouvelle vague de coronavirus.

La protection civile ne doit être engagée que dans les cas d’urgence pour pallier le manque de personnel dans le secteur de la santé et permettre de gagner du temps. Concrètement, cela signifie qu’elle intervient en attendant que les institutions concernées disposent à nouveau de moyens réguliers ou de personnel recruté d’une autre manière.

Au cours des deux dernières années, la protection civile a effectué de loin l’intervention la plus longue et la plus importante de son histoire.

Quelques chiffres à ce sujet :

En 2020, près de 27 000 membres de la protection civile ont effectué un peu plus de 365 000 jours de service dans le cadre d’interventions COVID-19, dont 320 000 dans le cadre de la convocation du Conseil fédéral, le reste lors d’engagements au niveau cantonal.

Jusqu’à l’expiration de la deuxième convocation du Conseil fédéral fin octobre, quelque 12 000 membres de la protection civile ont encore été engagés en 2021 pour faire face à la pandémie. Ils ont encore accompli environ 167 000 jours de service. La Confédération a dépensé 13,4 millions de francs pour ces deux interventions nationales.

Voilà pour les chiffres.

Dans un premier temps, la protection civile a surtout renforcé et déchargé le personnel soignant des hôpitaux et des établissements médico-sociaux dans des tâches telles que l’assistance, le triage, le contrôle d’accès, le nettoyage et la désinfection. Elle a également mis en place des hôpitaux de campagne et des centres de test, a soutenu le traçage des contacts, a participé au fonctionnement de hotlines et a pris en charge des services de transport et autres prestations logistiques.

Dans une deuxième phase, la protection civile a été impliquée dans de nombreux cantons, notamment dans la mise en place et l’exploitation des centres de test et de vaccination et dans les équipes mobiles de vaccination. Certains cantons ont formé des membres de la protection civile à effectuer eux-mêmes des vaccinations.

C’est un exemple qui montre que la protection civile a dû assumer des tâches qui ne font pas partie de ses compétences habituelles.

La flexibilité et l’engagement des membres de la protection civile ont été très appréciés et reconnus à juste titre par les responsables du secteur de la santé.

Leur motivation était grande, les interventions étant perçues comme utiles, enrichissantes sur le plan personnel et importantes pour la société.

La protection civile est une organisation de milice. C’est pourquoi les cantons ont tenu compte dans la mesure du possible des besoins des employeurs en ce qui concerne la convocation et la durée d’affectation des personnes astreintes. Pour les convocations plus longues, il a été possible de compter en maints endroits sur des volontaires, des personnes travaillant à temps partiel ou au chômage. Le difficile équilibre entre l’obligation de servir dans la protection civile et la vie professionnelle a été largement atteint.

Il est encore trop tôt pour tirer un bilan définitif de l’intervention de la protection civile dans la lutte contre la pandémie. Nous avons toutefois lancé une évaluation en collaboration avec les cantons.

Je peux déjà mentionner quelques points :

  1. Le système de milice implique justement qu’il y ait suffisamment de personnel disponible pour assurer la capacité d’intervention dans une crise aussi longue. De plus, la protection civile doit être en mesure de faire face à tout moment à d’autres catastrophes et situations d’urgence. Ce fut le cas lors des intempéries de juillet 2021, où 2400 personnes supplémentaires ont effectué environ 6800 jours de service.
  2. Sur la base de ces expériences, il s’agit d’analyser avec les cantons si et comment les compétences dans le domaine de l’accompagnement et des soins doivent être adaptées par une formation complémentaire.
  3. C’est précisément en cas de crise prolongée que la protection civile doit pouvoir être remplacée le plus rapidement possible par d’autres ressources, provenant par exemple du secteur privé ou du marché du travail. Dans ce but, il faut définir des critères en collaboration avec les cantons et mettre en place un système de contrôle de gestion afin de renforcer encore le principe de subsidiarité lors des interventions de la protection civile.

En résumé, le bilan de l’intervention de la protection civile est très positif.

Dans la gestion de la pandémie, la protection civile s’est montrée rapide, flexible et très largement mobilisable. Ses interventions de soutien ont certes parfois été peu spectaculaires, mais toujours très efficaces.

En d’autres termes, la protection civile s’est avérée un instrument central et important pour la protection de notre population pendant la pandémie, en particulier pour les cantons.

 

Un grand merci !
Herzlichen Dank!
Grazie di cuore!
Grazia fitg!

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